Tuesday, November 3, 2009

Report from Quebec: who will become King of Masculists in the ''Belle Province''


Out of necessity a war has broken out between masculists in Quebec and out of the same necessity a unified leadership is now urgently needed. What is at stake here is the fate of the non-aligned masculist activists in that province who form the majority. Existing organizations, like l'Après-Rupture and Fathers4Justice do not satisfy the average fathers and activists, who refuse to join. Responsible for this state of things are the bitter infighting in such organizations, and the fact that their management has thrown out scores of malcontent members in recent years who are now bitter and talk aloud. The virtual state of anarchy that now prevails, allows Quebec feminists to counter-attack and claim that Quebec masculism has become no more than a social and ideological nebula: ''une mouvance''. Only a real leader could turn things around, and his advent is desperately needed.


QUI SONT LES PRÉTENDANTS À LA COURONNE DU MASCULINISSIME AU QUEBEC?


Les enjeux de la présente guerre entre masculinistes ne sont pas trop clairs. Yves Pageau demandait il n'y a pas si longtemps: ''quels sont ces enjeux au juste? Est-ce devenir calife à la place du calife, ou tenter d'assainir la situation en forçant une prise de conscience, ou encore de provoquer une crise qui mène à l'unification éventuelle du mouvement masculiniste au Québec?''. La question est ici posée intelligemment. Ce à quoi répond John Gisogod: ''Je veux une voix au chapitre et ma part dans la bagarre, c'est-à-dire l'occasion de faire passer certaines idées, c'est tout. C'est pas grave si c'est quelqu'un d'autre qui hérite de la couronne et devient calife à la place du calife. Il faut juste s'assurer que le Calife masculiniste au Québec ait un peu d'allure, c'est tout.''.


Le problème, c'est qu'il n'y a pas de Calife au Québec, et pas de mouvement dont quelqu'un pourrait devenir le chef. Il n'y a qu'une ''mouvance'' comme disent les féministes de Sisyphe.org, et tout ce que le prétendant au trône peut espérer, c'est de devenir chef de la mouvance. D'ailleurs, la mouvance masculiniste anglophone de ''l'Anglosphere'' n'est guère plus unifiée. Il y a les très modérés qui ne veulent qu'une toute petite égalité et régler leurs problèmes de divorces, et les ultra-extrémistes qui veulent la suprémacie mâle et une vengeance totale. Entre les deux extrêmes (ceux qui ne veulent que changer un tout petit peu les lois et les autres qui prônent l'extermination de 3 milliards de femmes à l'arme atomique), il y a une multitude prises de position et de discours: il y a en gros les très modérés, les centristes, les extrémistes et les fanatiques et autant d'autres catégories qu'on veut. Certains parlent de déportation de toutes les femmes sur Vénus ou de la séparation de la planète en deux parties, mais ce discours est tellement détaché de la réalité que personne ne les écoute. En résumé, on peut dire que le masculinisme regroupe beaucoup d'hommes insatisfaits pour différentes raisons, mais que ce mouvement n'est pas unifié du tout et que sa philosophie est une ''foison de choses''. Bonne chance à qui voudrait prendre le leadership de cela; ça se compare au fameux ''riding the whirlwind'', et seul un champion de rodéo pourrait le faire!


QUI DEVIENDRA ''CHEUF'' DE LA MOUVANCE MASCULINISTE?


En quoi consiste exactement la mouvance québécoise? En 2005, la plupart des études disaient qu'il y avait trois grands groupes masculinistes au Québec et une vingtaine de groupes connexes: l'Après-Rupture, Gars Content et un autre groupe anti-avortement d'inspiration chrétienne Québec-vie:
http://www.cqv.qc.ca/ (et le Parti de la Démocratie Chrétienne du Québec). Elles ne mentionnaient même pas F4Justice. Bien sûr, il y avait toutes sortes de groupes de réflexion et de thérapie, des groupes juridiques, des ateliers pères-enfants, etc... Qu'en est-il en 2009? Aujourd'hui en 2009, c'est le bordel! Maintenant, il ne reste plus que Gars Content et une centaine de groupes et de groupuscules. C'est vraiment un chaos qui prend la forme d'un gros nuage gris, une espèce de nébuleuse sans direction: une mouvance. Essayons alors de décrire ce chaos masculiniste.


D'abord l'Après-Rupture. Son actuel président (mais pour combien de temps?) pensait que cet organisme est la locomotive du masculinisme au Québec à laquelle tout le monde doit s'accrocher, qu'elle est l'incontournable leader du mouvement. Elle l'a déjà été, mais elle est tombée en panne en 2005, et ce qu'il faut contourner depuis 5 ans, c'est le site de l'accident. Quelqu'un disait à la blague qu'il faudrait contacter la voirie ou la cie des chemins de fer, car ça nuit à la circulation. Le début de la fin pour l'Après-Rupture a commencé quand ils ont accepté de faire un ''deal'' avec le gouvernement. Le ministre et quelques députés leur ont dit dès 2003 que s'il voulaient du financement et une reconnaissance officielle, ils devraient se débarrasser de leur président Gilbert Claes (qui était trop radical pour leur goût) et mettre quelqu'un d'autre à la place. L'Après-Rupture a donc fait un paquet de concessions et vendu son âme pour le rapport Rondeau, un rapport qui est resté sur les tablettes.


Donc, le fondateur de l'AR est évincé par Jean-Claude Boucher pour faire plaisir aux politiciens. Et Boucher pense encore que l'AR est le train auquel personne ne peut refuser de s'accrocher: ''hors de l'AR point de salut!''. Or, l'Après-Rupture en vendant son âme a perdu sa crédibilité: non seulement le train est en panne, mais ON N'A PLUS LES PIÈCES POUR RÉPARER la locomotive et la ''track'', elle aussi, est endommagée. Gilbert Claes a donc été évincé avec la promesse que si l'AR coupait les liens avec lui et avec Gars Content, le ministère leur ouvrirait la porte des subventions et leur accorderait une reconnaissance officielle et juridique. Or l'argent n'est jamais venu, le gouvernement n'a pas tenu sa promesse quant à la reconnaissance officielle, et le rapport Rondeau ne sera JAMAIS appliqué.


Jean-Claude Boucher est arrivé là en quêteux, en suppliant presque à genoux. Or, on ne négocie pas à genoux avec le gouvernement, comme disait Reggie Chartrand, ''on les pogne su l'coffre'', ce qui veut dire qu'on les prend par la force. En clair, on ne se met pas à genoux comme des petits gars de 8 ans, on menace même le député ou le ministre, on le fait chanter. Menace de quoi? De perdre des votes, d'avoir mauvaise réputation, d'avoir recours aux média? Un peu tout ça, exactement comme les féministes ont fait. Elles n'ont pas supplié, ne se sont pas mises à genou, elle ont ''fait chanter''. Il aurait fallu faire la même chose: faire chanter. Certains diront qu'on ne peut rien faire et que l'actuelle direction de l'AR n'est pas si coupable: les politiciens ne peuvent pas aider les masculinistes parce que les féministes les tiennent par les ''schnolles''. Ils ne veulent et ne peuvent pas rien faire pour ne pas déplaire aux féministes. On ne peut pas faire chanter ces politiciens parce qu'ils ont peur des féministes plus que toute autre chose. Vraiment? Si les féministes pressent la couille droite, rien ne nous empêche de serrer la gauche. Comme disait un général Vietcong dans les années 1950: ''ça dépend de qui ils ont le plus peur''.


John Gisogod disait récemment qu'il faut aussi faire le ménage: ''si Jean-Claude Boucher, le gars de la mise à genou, n'a rien pu obtenir du gouvernement en 6 ans, il faudrait peut-être le remplacer à la tête de l'AR par quelqu'un qui ait plus de poigne''. Il demandait encore à des activistes la semaine dernière: ''Gilbert ne serait pas intéressé à revenir?''. Il est évident qu'avec un président ''délateur'' et calomniateur prêt à trahir n'importe quel activiste au moindre prétexte, tous les membres restants sont sous le stress et souhaitent son départ. D'aileurs, la vague de lettres que celui-ci a envoyé à tout ce qu'il y a de corps policiers au Canada dénonçant des complots imaginaires issus de sa paranoïa n'est pas étrangère au fait que sa présidence est en danger depuis plusieurs mois. Les membres souhaitent son départ et le disent de plus en plus. Le retour de Gilbert Claes semble s'imposer comme président.


L'Après-Rupture n'est donc plus la grosse locomotive qu'elle était en 2004-2005, mais elle pourrait le redevenir avec un nouveau président. Surtout qu'il y a encore de bons éléments: Jean-Pierre Gagnon, le recherchiste hors pair, et beaucoup de militants qui y croient encore. Mais dans l'état actuel des choses, si Radio-Canada par exemple voulait inviter un masculiniste à une émission (pour une interview ou un débat) ils auraient du mal à choisir et se rabattraient sans doute sur Pageau, qui est devenu entretemps, lui, le véritable incontournable. Et le gouvernement maintenant, qui choisirait-il comme interlocuteur? Encore l'Après-Rupture ou F4J ? Il y a gros à parier qu'ils se rabattraient sans doute eux-aussi sur Pageau, l'homme de l'heure.

TO BE CONTINUED


Rick Flashman

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